Appel à communications

La revue Esprit Critique prépare de nouveaux numéros, à paraître prochainement.

Merci de nous adresser vos articles complets avec résumé et mots clefs.

Ils seront étudiés par notre comité scientifique pour une publication éventuelle.

Quatre nouveaux dossiers:  les propositions d'articles pour ces quatre dossiers doivent être envoyées à Lucien Oulahbib [lucien.oulahbib@free.fr] et Sylvie Chiousse [chiousse@mmsh.univ-aix.fr]

1/  La "démocratie numérique" existe-t-elle ?

La prolifération des réseaux Facebook et Twitter a eu semble-t-il deux phases : l’une plutôt ludique, parsemée d’inquiétudes sur précisément les limites de la liberté et les effets pervers de transparence et donc de surveillance au sens de contrôle : l’autre phase, plus politique, a émergé lors de l’élection présidentielle iranienne, pour s’accentuer avec les révoltes tunisiennes, égyptiennes… Si les apports positifs suscités par cette seconde phase semblent avoir pris l’ascendant sur les effets négatifs de la première, il apparaît bien cependant que leur émergence, concomitantes et interactives, reste pérenne (ainsi dernièrement les soupçons sur le  IPhone d’Apple en matière de surveillance) ce qui laisse entrevoir (comme toute technologie) le meilleur et le pire. C’est ce qui devrait être vu dans les détails.

Objectifs :

Ce dossier a pour objectif, après avoir retracé rapidement l’historique des réseaux de communication interactifs, de réfléchir sur ce que leur utilisation ajoute et/ou retranche à la notion de liberté dans toutes ses modalités : expression, vie intime, vie relationnelle. La notion de surveillance sera alors elle aussi interrogée en fonction. Un colloque clôturera ce dossier.

2/ L’idée de « bonne gouvernance » est-elle crédible ?

  

Cette idée a surgi dans la littérature mondiale à partir de différentes études micro-économiques sur la bonne gestion, puis elle est devenue le concept phare de certaines instances internationales, avant de devenir un critère polysémique qui a cependant du mal encore à perdre son caractère avant tout comptable comme on le voit en Grèce. Or, qui dit bonne gouvernance signifierait bonne gestion (au sens large) des affaires humaines. Mais quelles sont les conditions qui le permettraient ? Ne doit-on pas interroger par exemple la nature des régimes politiques et leur impact sur l’organisation sociale et symbolique ? L’indice de développement humain (IDH) fait par exemple une recension de ce qui est nécessaire en la matière, mais la question de la bonne politique, en est absente alors qu’elle est indispensable. Il faudra alors voir pourquoi en prenant comme exemples ce qui se passe en Afrique du Nord, au Proche Orient, et aussi en Grèce et en Espagne. Tout en questionnant le rôle des instances mondiales en la matière (Banque mondiale, FMI, OCDE).


Objectifs :
 

Ce dossier a pour objectif de réfléchir sur les réquisits nécessaires pour développer (et non pas seulement faire croître) un tissu industriel et socio-économique donné qui sache se poser la question du meilleur régime politique à même de viser la prospérité au nom d'une certaine idée de la justice. Un colloque clôturera ce dossier.

  3/ Le conflit israélo-arabe est-il sans fin ?  Que se passe-t-il ? S'agit-il seulement d'une lutte de libération au sens classiquement anti-colonial ? Ou s'agit-il principalement d'autre chose, d'où son caractère inextricable, comme l'affrontement entre deux civilisations sur une terre hautement symbolique ? Plus prosaïquement, est-il possible pour Israël d'accepter l'arrivée de 7 millions de descendants palestiniens sur son propre territoire, même si un Etat palestinien voit le jour ? Est-il possible que les pays  dits arabes acceptent un Etat qui se dit juif ?  Pourrait-on voir un jour une sorte d'Union européenne façon proche-orientale qui verrait tous les peuples de cette contrée non seulement vivre ensemble (cohabiter) mais être ensemble au sens de partager des valeurs communes pour construire une prospérité collective respectueuse des différences ?   Objectif : ce dossier a pour objet de dépasser les aspects historiques et stratégiques pour étudier, scientifiquement, les obstacles afin d'atteindre les conditions d'une paix réelle. Un colloque clôturera ce dossier.       

4:    Les métamorphoses de la criminalité à l'heure de la mondialisation techno-urbaine

Objectif : ce dossier a pour objet d'analyser le crime et sa sanction. Ce qui permettra d’aborder en final l’évaluation des moyens de prévention. 

Les récents appels à la décriminalisation des drogues douces, de même que les rixes autour du trafic de drogue dans certains quartiers, sans parler des combats quasi militaires entre cartels au Mexique, d'un côté, la prolifération de la cybercriminalité, dont la cyber pédophilie, de l'autre, sans parler des crimes politiques, montrent s'il en est que le crime est une action complexe non réductible à un substrat donné ; d’où le problème de la sanction, i.e précisément le fait moral disait Emile Durkheim. 

     

Internopolis. Étude sur les mutations actuelles de la condition humaine

Dossier dirigé par

1-         Panagiotis Christias, philosophe et sociologue, professeur à l’Université de Chypre (UCY).

2-        Dalie Giroux, philosophe, professeure à l’Université d’Ottawa.

3-         Antonio Rafele, sociologue, chercheur postdoctoral à l’Université IULM de Milan.

Argument: ce numéro sera focalisé sur l’homologie de structure entre la métropole/mégalopole et la toile internautique. Réseau, canal, toile : trois vocables qui décrivent à la fois la complexité des mégalopoles postmodernes et le fonctionnement de l’interaction entre la conscience humaine et l’espace internautique. Notre hypothèse est qu’un nouveau type de conscience spatio-temporelle émerge, lié à un nouveau type humain : celui produit par les dernières avancées de la technologie communicationnelle numérique et par l’augmentation de la vitesse de déplacement noétique ou physique de l’être humain. Si comme le disait Heidegger, le Daseinest essentiellement l’être qui possède la capacité d’interrogation de son être , sous forme de « compréhension » (Verstehen) et d’interaction productrice d’un « monde » (in-der-Welt-sein), être présent, donc conscient, implique une homologie de structure entre le lieu – noétique ou physique – et la conscience. La conscience adapte le lieu et le lieu la conscience.

Il s’agit donc véritablement de se pencher sur l’espace connectif (ville et réseau optique) comme forme de vie, et de chercher à en rendre compte sous le thème de la mutation. La question des médias au sens des formes de subjectivité émergentes, ce qui implique une compréhension de la subjectivité comme médiation (et non comme intériorité), est liée à la mutation spatio-morpho-consciencielle, pour utiliser ce terme complexe. Ce sont en effet les structures de la conscience spatio-temporrelle qui affectent la « vision », suivant les analyses sur la Phénoménologie de la perception de Merleau-Ponty et l’esthétique transcendantale de Kant, et ce sont ces structures qui sont à leur tour affectées par les médias et les nouvelles technologies de la communication. Par exemple, les nouvelles formes de communication affectent les catégories et les schémas classiques de perception de la réalité et brouillent les vieilles catégories ontologiques de présence et d’absence : simultanéité et succession, proximité et éloignement, morcellement de l’unité primitive de l’être humain, à travers, par exemple, la vidéoconférence (présence spectrale) ou la communication mobile.

Durant la modernité, à travers le processus de rationalisation (Weber) ou « la tragédie de la culture » (Simmel), l’homme a perdu la capacité de maîtriser son « monde ». Dans notre langage, cela signifie que l’homme s’est ouvert à une infinité de possibilités d’évolution, toutes plus ou moins indépendantes de sa propre volonté ou de ses désirs de changement, et que, désormais, il est étiré entre ses instincts de maîtrise de soi et du monde et sa soif d’infini. Métropoles/mégalopoles et Internet, ont produit ces deux dernières décennies une nouvelle mutation du genre humain : l’être-connecté.Internopolis est le locus de l’être connecté. Ce volume entend interroger ce lieu et contribuer ainsi à une meilleure compréhension des mutations culturelles actuelles de notre espèce.

 Plus précisément ce volume interroge :  

o       Les mutations dans la structure de la conscience spatiotemporelle.

o       La métropole comme origine de la contemporanéité.

o       L’être ici et l’être ailleurs, l’ici et le maintenant comme ubiquité et éternité de l’instant présent.

o       Accélération et récapitulation : la nouvelle conscience des catégories de proximité et d’éloignement et la puissance et l’efficacité des technologies de l’imagerie permettent une reconfiguration du passé dans le présent, rendant possible la coexistence dans la vie quotidienne métropolitaine d’une pluralité de styles de vie, de comportements, de modes et de compréhensions/consciences de soi.   

·         Les media comme « formes de subjectivation », comme formes de construction de l’identité et de la différence, et comme modèle de spatialisation.

·         L’économie politique de la connectivité : métropole et Internet comme machines d’accumulation de puissance,internopolis comme forme politique.

Les articles ne devront ps excéder 30000 signes à  nous parvenir au plus tard le 30 octobre 2011.

Contact : Dalie Giroux dgiroux@uottawa.ca

Panagiotis Christias christias.panagiotis@ucy.ac.cy

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 Dossier thématique   Entrepreneuriat, culture entrepreneuriale et innovation dans le monde

-Paradigmes, concepts et expériences-

  Dossier proposé et animé par

1-     Kechad Rabah, professeur à l’école supérieure de commerce d’Alger, ancien doyen, consultant-expert international en management et responsable de l’équipe de recherche « Entrepreneuriat et culture entrepreneuriale ».

2-     Chenini Soraya, maître-assistante en management à la faculté des sciences économiques et de gestion, Université Saad Dahlab, Blida, doctorante en entrepreneuriat, membre co-fondatrice de l’équipe de recherche sur « Entrepreneuriat et culture entrepreneuriale ».

Problématique du dossier thématique : 

L’entrepreneuriat prend une importance sans cesse grandissante dans le monde. L’intérêt pour ce créneau s’est manifesté par des recherches et des études allant dans des directions épistémologiques et conceptuelles différentes en vue de mettre la lumière sur un domaine qui continue de mobiliser des spécialistes et chercheurs des différents horizons.

Les expériences en matière de création de nouvelles entreprises ne cessent aussi de mobiliser des  laboratoires et des centres de recherche autour des problématiques traitant cette question à partir des différentes interfaces, en premier rang l’entrepreneuriat et l’innovation, en mettant en avant des approches et des méthodologies appropriées allant des enquêtes de terrain, des études de cas et des analyses d’expériences dans un sens déductif-inductif et vice-versa.

Dans l’autre volet, les politiques entrepreneuriales dans le monde font l’objet de nombreuses rencontres et  forums dans un esprit d’échanges et de confrontation de modèles et d’expériences des pays en vue de dégager les raisons de réussites  ou d’échecs dans ce domaine.

Les pays en voie de développement, pris dans un étau entre les impératifs de développement et les revendications de leurs citoyens, n’arrivent pas à créer une dynamique économique génératrice d’emplois en direction des jeunes qui constituent leur principale composante démographique. Le choix de l’entrepreneuriat comme démarche idéale pour la création de PME/PMI est en voie de devenir une nouvelle vision stratégique des pouvoirs publics de ces pays.

Si l’entrepreneuriat a déjà pris sa place en Amérique et en Europe, l’Afrique n’est pas en marge de tout cela. Le vieux continent doit se développer et pour ce faire la voie de l’entrepreneuriat, ayant fait ses preuves sous d’autres cieux, semble être la voie privilégiée par les gouvernants des pays africains.

Les pouvoirs publics de ces pays tentent de mettre en place des politiques favorisant la création de nouvelles micro-entreprises. Des facilitations sont offertes aux jeunes porteurs de projet ; allant du conseil au soutien financier en passant par des avantages fiscaux et parafiscaux. Plusieurs dizaine de millions de dollars sont dépensés chaque année par les états africains afin de promouvoir l’entrepreneuriat mais les résultats peinent à se voir sur le terrain. Les jeunes sont réticents à se lancer dans le monde des affaires car n’ayant pas une culture entrepreneuriale forte et quand ils franchissent le pas, très peu d’entre eux arrivent à mener leurs PME à bon port.

Devant un tel constat, des pays ayant une expérience aguerrie dans le domaine de l’entrepreneuriat ont choisi de prêter main forte aux pays du vieux continent. L’enjeu est de taille et l’intérêt est double. D’une part, si les jeunes africains se sentent mieux chez eux, cela diminuera sensiblement le phénomène d’immigration clandestine vers les pays développés, d’autre part, la multiplication de nouvelles entreprises dans les pays d’Afrique permettra l’apparition de nouveaux partenaires économiques sur le continent. Ceci s’appelle une stratégie gagnant-gagnant. Tout le monde à y gagner ; le peuple, les pays en voie de développement et les pays développés. L’entrepreneuriat semble être la solution idéale aux maux des sociétés.

Ce dossier vous est donc proposé en vue de l’enrichir par vos articles, vos travaux de recherche, expériences et  témoignages autour des axes suivants :

1-     Quels sont les paradigmes et les schémas théoriques de l’entrepreneuriat ?

2-     Quels liens peut-on établir entre innovation et entrepreneuriat ?

3-     Quels liens peut-on établir entre culture et entrepreneuriat ?

4-     Que faut-il faire pour inculquer et développer une culture entrepreneuriale chez les jeunes ?

5-     Existe-t-il un modèle ou des modèles de l’entrepreneuriat ?

6-     Quel est le profil-type de l’entrepreneur?

7-     Quelles sont les compétences entrepreneuriales de l’entrepreneur moderne ?

8-     Le "benchmarking" est-il possible dans une discipline telle que l’entrepreneuriat où le facteur culturel est prédominant ?

Ces interrogations, qui constituent en fait les principaux axes de ce dossier thématique, sont données à titre indicatif et non limitatif sans exclusion quelconque des réflexions ou contributions allant dans le sens de la problématique générale à partir de triptyque entrepreneuriat, culture et innovation.

Vos contributions sont à adresser pour juin 2011  (parution prévue en décembre 2011) à :

rkechad@yahoo.fr

s.chenini@hotmail.com


à paraître dernier semestre  2011: "La Sécurité, sociologie et faits" , direction Thomas Meszeros.


Le Projet Utopia: comprendre l'utopie, quelle(s) utopies(s)?

Voir détails et appel à collaborations 

http://fr.calameo.com/read/000362906604eedcc775c